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DOUDEMENT Ernest

Ernest Georges DOUDEMENT, ouvrier d'usine, né route de Bosc-Guérard à Monville le 23 mars 1881.

Fils de Eugène Alfred, cultivateur,  né à quincampoix le 7 juillet 1836 et d'Agnès Argentine DUMONT née le 23 décembre 1847 à Monville. Mariés le 24 septembre 1868 à Monville

 

Incorporé au 51è régiment d'infanterie à compter du 15 novembre 1902.

Taille 1.70m - degré d'instruction générale : 3 - cicatrice à la joue gauche.

Soldat de 2è classe.

Envoyé en congé le 23 septembre 1905 en attendant son passage dans la réserve de l'armée active.

Certificat de Bonne conduite accordé

 

Marié à Monville le 10 octobre 1908 avec Eugénie Berthe LEMAIRE

 

Passé à la 3è section d'infirmiers par décision du Général commandant le 3è Corps d'Armée en date du 16 février 1911.

 

Mobilisé le 3 août 1914.

"Tué à l'ennemi" le 23 mai 1916 à l'ambulance 5/3 à Dugny (Meuse), à l'âge de 35 ans

 

Transcription du décès à Monville le 22 août 1916

 

Cité à l'ordre du Corps d'Armée le 29 août 1916 :

"Brancardier courageux et décidé, modèle du devoir. Le 23 mai 1916 a eu une attitude véritablement héroïque en traversant avec beaucoup de calme et un grand sang-froid un terrain boulversé par l'artillerie ennemie pour relever un blessé. A été mortellement frappé en le ramenant au poste de secours."

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MORT POUR LA FRANCE

Medaille militaire creation le 22 janvier 1852 8e type 1   Croix de guerre de la guerre 14 18

Décoré de la croix de guerre avec une étoile vermeil le 29 août 1916

Décoré de la médaille militaire à titre posthume le 19 juillet 1919

Exhumé à Dugny le 22 juin 1922

Départ de la gare régulatrice le 6 août 1922

Arrivée à la gare de Rouen-Martainville le 7 août à 12h

Arrivée à la gare de Monville le mercredi 9 août à 13h

"Le cercueil fut aussitôt déposé dans l'église. Le service religieux avait été fixé le jeudi 10 août 1922 à 9h à l'issue duquel, M. l'abbé Morin, curé de Monville, a en termes émus,  rendu hommage à la mémoire de ce brave et remercié l'assistance venue aussi nombreuse que possible. Les sociétés locales avaient tenu à envoyer une délégation avec leurs drapeaux.

Au cimetière, au carré militaire, au milieu de l'assistance émue, M. le maire d'abord, ensuite M. le président du Comité du Souvenir Français, et enfin M. le président des anciens combattants de Monville, ont, en termes émus, retracé la vie, toute de courage héroïque, de ce brave; tant en leur nom qu'en celui de la population toute entière, ils lui ont adressé un touchant et dernier adieu."

19220813 obseques 3 soldats

 

 

 

102 doudement ernest 2Carré C - tombe n° 102

 

A LA MEMOIRE DE

ERNEST DOUDEMENT

MORT AU CHAMP D'HONNEUR

A VERDUN

LE 23 MAI 1916

DANS SA 36ME ANNEE

 

REGRETTE DE TOUTE SA FAMILLE

PRIEZ DIEU POUR LUI

DUGNY-SUR-MEUSE

      À 6 kilomètres au sud de Verdun et sur la rive gauche, le Village de Dugny-sur-Meuse n’a jamais été atteint par les premières lignes allemandes, mais sa position proche du front en a fait une formidable base logistique pendant une grande partie de la guerre. Tout autour du village, les bois, les terres agricoles vacantes, comme en témoignent les terrassements encore visibles aujourd’hui, sont occupés par l’armée. On aménage des stocks de munitions, des maréchaleries, des hôpitaux pour chevaux, des baraquements à destination des troupes qui y cantonnent avant de monter au front et, après leur retour, pour ceux qui ont la chance d’en revenir. Dans le village, c’est un fourmillement de troupes diverses et variées, de convois automobiles et hippomobiles. Chaque espace vacant est occupé par des militaires: les granges, gerbières et autres greniers grouillent de soldats, mêlés à une bonne partie de la population civile qui est restée sur place, refusant de quitter leurs maisons: gens âgés, femmes remplaçant les hommes dans les fermes. Tout au plus a-t-on évacué les enfants, et encore pas tous, et souvent pas très loin (on se fait volontiers prendre en photo, peut-être pour une dernière fois). La cohabitation des militaires qui reviennent des tranchées et de la population attachée à ses biens n’est pas toujours facile. Les logements vacants sont pris d’office, les ordres de réquisition pleuvent. Il faut se serrer et faire de la place. Le ruisseau qui traverse le village dans toute sa longueur sur plus d’un kilomètre est d’un intérêt majeur pour les soldats pouilleux qui y lavent leur linge et eux tout entiers. Il est aussi d’une grande utilité pour les abattoirs et boucheries militaires installés à proximité et dont les carcasses de bêtes sont ensuite transportées par les autobus de Paris, eux aussi réquisitionnés. Même le nom des rues a changé: on y trouve par exemple la rue des Boucheries et la rue des Éclopés… Car il y a aussi des blessés et bien sûr des morts comme en témoigne le cimetière militaire de la commune qui compte encore 1815 sépultures aujourd’hui.

dugny-sur-meuse

      Suite à l'attaque allemande sur Verdun du 21 février 1916, il convient en effet de procéder au démantèlement des structures désormais trop exposées. Le général Pétain, qui prend le commandement de la RFV, installe son PC à Souilly le 26 février 1916. Il en est de même pour les structures sanitaires, et la première ambulance entre au château de Dugny (Navel) le 24 mars 1916. Elle doit y recevoir les blessés du thorax sans pénétration abdominale.
A l'autre extrémité du village, le château du Prieuré est également réquisitionné pour les lésions graves des membres et du crâne. Le bombardement de l'infirmerie de Bevaux et son évacuation le 18 avril contraignent Dugny à une montée en puissance rapide. La vieille église sert de centre de triage. Le Prieuré devient le centre chirurgical du groupement et atteint une capacité de 170 lits, tandis qu'on recense 115 lits au château Navel, grâce aux tentes installées dans les parcs de ces propriétés.

Frères et soeurs :

Alfred Sénateur, né à Monville section des Veaux Férets le 18 juin 1869, marié à Maromme le 17 août 1918 avec Julia Lucie CORDIER

Berthe Augustine, née à Montville le 23 mai 1871, mariée à Monville le 27 juillet 1895 avec Ernest Florentin LAMY, décédée à St-Germain-sous-Cailly le 16 mars 1955

Gabrielle Maria, née à Monville le 23 juin 1873

Gaston Louis, né à Monville le 21 janvier 1875, décédé à St-Saëns le 8 juin 1955

Eugène Ernest, né à Monville route de Bosguérard le 21 juin 1877, marié à Monville le 28 novembre 1903 avec Maria Juliette BULAN

Bernardine Berthe, née à Monville le 20 mai 1878

Félicie Maria, née à Monville le 9 juin 1879 , mariée à Bosc-Guérard-St-Adrien le 14 novembre 1908 avec Emile Alphonse LALVÉE

Blanche Juliette, née à Monville le 3 juillet 1882, mariée à Bosc-Guérard-St-Adrien le 15 novembre 1919 avec Ernest DACHER

Arthur Henri, né à Monville le 20 janvier 1884, marié à St-Georges-sur-Fontaine le 14 mai 1910 avec Pauline Henriette LALVÉE

Fernand Henri Emile, né à Monville le 17 février 1885, marié à Anceaumeville l29 octobre 1910 avec Marie Louise TIERCELIN

Marie Bernardine, née à Monville hameau des Vaux-Férets le 15 août 1886

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