Le grognard Louis FOISSY

Sergent chasseurs a piedGarde impériale - Sergent de Chasseurs à pied

Né le 2 décembre 1773 à Chaumont (Haute-Marne), fils de Nicolas, boucher, et Marguerite BERLOT.

Baptisé le même jour à la paroisse St Jean-Baptiste de Chaumont

 

Louis FOISSY est entré en service le 17 août 1791 au sein du 1er bataillon du régiment de la Haute-Marne.

C'est à la bataille d'Eylau qu'il est fait Chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur par Napoléon. Il servait alors au sein du 1er régiment de chasseurs à pied de la Garde impériale.

LH

ETAT DE SERVICES

Entré au service le 17 août 1791

Au Régiment, 1er Bataillon de la Haute-Marne le 10 Thermidor an 9 (29 juillet 1801)

Caporal le 1er janvier 1806 au 1er régiment de chasseurs à pied de la Garde impériale

Sergent le 1er mars 1807

Sergent-major le 25 octobre 1807

A quitté un galon le 1er juillet 1814, ne pouvant plus continuer son service "comme étant très attaqué de la vue"

Service jusqu'au 1er septembre 1815 

 

Activité : 25 ans

Campagnes de guerre : 20 ans

Campagnes de service hors de l'Europe en temps de guerre : 4 ans

Total général des services : 49 ans

 

CAMPAGNES DE GUERRE

1 - 1792 : A l'Armée de la Moselle

2 - 1793 et 1794 :  Guerre de Vendée

3 -  1795 à 1798 : A l'Armée de L' Ouest 

4 - 1799-1800 : 2è campagne à l'Armée d'Italie - Batailles de Montebello et Marengo

5 - 1803 : En Hanovre (16 mai)

6 - 1804 et 1805 : Côtes d'Océan

7 -  1805 : En Allemagne - Batailles d'Elchingen, Ulm, Austerlitz 

8 -  1806 et 1807 : Prusse (Auerstaedt, Iéna) et Pologne (Eylau, Friedland)

9 - 1808 à 1811 : Guerre d'Espagne

10 - 1812 : Campagne de Russie

11 - 1813 : Campagne de Saxe

 

SERVICE HORS DE L'EUROPE

1801 et 1802 : En Amérique

 

INFIRMITES

Atteint de douleurs rhumatismales, d'un asthme et de varicelle aux jambes. "Constitution usée par de longs services".

BoutonsgardeBouton d'uniforme

 

Garde des eaux à Monville en 1836

Marié à Monville le 30 juillet 1836 avec Julie Eugénie BAILHATRE, ouvrière de filature, née en la commune de Notre-Dame-des-Champs (section de Malaunay) le 8 août 1812.

Dont 1 enfant : François Louis, né à Montville le 9 janvier 1832.

Décédé à son domicile à Monville le 3 mars 1853, à l'âge de 79 ans.

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Colonne surmontée d’une urne

Sépulture ou cénotaphe de Louis FOISSY au carré militaire de Montville

 

ICI

 

REPOSE LE CORPS

DE LOUIS

FOISSY

NÉ À CHAUMONT

(HAUTE-MARNE)

LE 2 XBRE 1773

DÉCÉDÉ A MONVILLE

LE 3 MARS 1853

 

ANCIEN MILITAIRE

DE L’EMPIRE

25 ANNÉES DE SERVICE

24 CAMPAGNES

DÉCORÉ A EYLAU

SUR LE CHAMP DE BATAILLE

JUSTEMENT ESTIMÉ DE TOUS

CEUX QUI L’ONT CONNU

SES AMIS

LUI ONT FAIT ELEVER

CE MODESTE MONUMENT

COMME DERNIER GAGE

DE LEURS AFFECTIONS

 

IL LAISSE

UNE EPOUSE INCONSOLABLE

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Drapeaurecto
Issu de la Garde Consulaire, le 1 er Régiment des Chasseurs à pied fut appelé à être dans la Garde Impériale par décret du 29 juillet 1804 qui fixe l'organisation de la Garde.
Le régiment sera formé de deux bataillons de huit compagnies, soit un total de 1716 hommes commandés par le Général SOULES.
Le 1 er novembre 1805, un nouveau bataillon est créé incorporant les vélites de la Garde.
Le 15 avril 1806, les Chasseurs ont deux régiments composés de deux bataillons chacun avec 480 hommes.
En janvier 1809, les deux régiments reviennent à un seul avec 2000 hommes en son sein.
Le 18 mai 1811, deux régiments de Chasseurs à pied avec un total, pour les deux, de 3200 hommes.
Le 16 janvier 1813, création d'un bataillon bis de Chasseurs à pied.
Le 12 mai 1814, les Chasseurs à pied passent sous le nom de corps royal de Chasseurs à pied formé de trois bataillons avec les mêmes effectifs. Le corps des Chasseurs reçoit alors la paie de la ligne.
Le 8 avril 1815, la Garde Impériale reprend son titre pour la dernière fois : trois régiments de Chasseurs à pied de deux bataillons de quatre compagnies. Le troisième régiment sera dit de moyenne Garde, composés d'éléments de jeunes et de vieilles gardes formant un total de 3600 hommes.
Le 9 mai 1815, création d'un quatrième régiment de Chasseur à pied, son effectif sera réduit à un bataillon.
Les 15 septembre, 1 er octobre et 5 octobre, les Chasseurs à pied de la Garde Impériale ont cessé d'exister ou presque !
En 2003, les Chasseurs à pied sont de retour

Antoine jean gros napoleon on the battlefield of eylau google art project 1Antoine-Jean Gros - Bataille d'Eylau  (1808), Paris, musée du Louvre.

BATAILLE D'EYLAU (7-8 févr. 1807)

Épisode marquant des campagnes de Napoléon contre la quatrième coalition, la bataille d'Eylau est aussi le premier échec important auquel celui-ci est confronté. Elle voit s'affronter 76 000 Russes et Prussiens, sous le commandement de Leonti Bennigsen, et 74 000 Français commandés par l'Empereur.

Contre toute attente, les Russes ont lancé leur offensive en plein hiver. Le 7 février, un premier combat imprévu coûte environ 4 000 hommes à chaque camp sans le moindre résultat. Le lendemain, le vrai choc a lieu aux alentours de la ville d'Eylau, en Prusse-Orientale (aujourd'hui Bagrationovsk, en Russie), à 37 kilomètres au sud de Königsberg (Kaliningrad). Napoléon ne dispose encore, dans la matinée, que de 41 000 hommes face à 63 000 coalisés ; il cherche donc à gagner du temps jusqu'à l'arrivée de ses renforts. Pour contenir la progression de l'ennemi, il compte sur des attaques de cavalerie. La première de celles-ci échoue et occasionne de lourdes pertes, alors que s'abat une tempête de neige aveuglante. Trois colonnes russes assaillent ensuite les lignes françaises affaiblies et menacent de les anéantir. Napoléon engage alors sa réserve de cavalerie, 10 700 hommes commandés par Murat, contre ces colonnes et l'ensemble du centre de son adversaire. Cette charge de cavalerie, l'une des plus grandes de l'histoire, brise l'avancée des Russes et perce en deux points le centre de leurs lignes. Après les avoir dépassées, les deux masses de cavalerie se regroupent en une seule colonne, et chargent une nouvelle fois les lignes russes qui se reforment. Cette action audacieuse a permis à Napoléon de sauver son centre et d'éviter la catastrophe. Durant les six heures suivantes, les deux adversaires reçoivent des renforts et poursuivent un combat aussi épuisant que stérile jusqu'à 10 heures du soir. Les terribles pertes entraînées par cette tuerie sans vainqueur oscillent entre 18 000 et 25 000 hommes de part et d'autre. Bennigsen fait retraite dans le courant de la nuit.

La bataille d'Eylau (8 février 1807)

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Couronne à 8 fleurons

Cette décoration militaire est fabriquée de 1806 à 1808

 

L'ordre de la légion d'honneur fut institué le 11 juillet 1804, les premières distributions eurent lieu lors d'une cérémonie grandiose dans la chapelle des invalides, puis le 16 aout 1804 au camp de Boulogne.

Parmi les premiers titulaires un certain Coignet qui nous a laissé des mémoires irremplaçables.

La légion d'honneur a survécu à l'Empire et continue d'être distribuée de nos jours, l'aigle et le profil de l'Empereur ont été remplacés par le lys, le profil d'Henry IV, Marianne, les drapeaux tricolore.

Sa grande nouveauté fut d'être attribuée aussi bien à des civils que des militaires, sans distinction de rang social, alors que certaines décorations de l'ancien régime ne pouvaient être attribuées qu'à des nobles.

Frdafan83 ol0989026v005 l copieLouis Foissy

Sources :

- Archives Nationales, base Léonore, LH/986/26

- Archives départementales de Haute-Marne, E dépôt 19924 BMS 1773

- Archives départementales de Seine-Maritime, 3E/999 

- Universalis, « Eylau bataille d' (7-8 févr. 1807)  », Encyclopædia Universalis

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